J’étais sur une petite île de 6000 habitants au large du Canada (Saint-Pierre et Miquelon) lorsque je me suis penchée sur la question.

Loin de moi l’idée de faire une psychanalyse sur la place publique, mais je tiens à partager avec vous mon parcours, non seulement parce que certains d’entre vous me l’ont demandé, mais aussi parce que je sais qu’il est bien plus agréable de connaître (un minimum) les personnes avec lesquelles on souhaite travailler.

Promis, ce ne sera pas long.

 

Et si raconter des histoires était inné ?

 

La Légende dit (maman est une Légende 🙂 ) que, quand j’étais petite,  j’inventais déjà des histoires.
Il parait que j’en faisais des chansons que je chantais à tue-tête en m’adonnant à mes activités habituelles (qui, à cet âge-là, devaient probablement se résumer à jouer à la poupée !).
Ma soeur s’en souvient encore !
J’inventais des personnages qui vivaient des aventures fantastiques : notamment un certain Monsieur pâté et un moteur de véhicule anthropomorphes (avec des yeux, un nez, une bouche et tout, et tout !).

Allez savoir ce qu’il se passe dans la tête d’une enfant de cet âge…! 

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Je n’avais pas le choix.

 

En grandissant, cette envie d’inventer ne m’a pas quittéeJ’inventais des objets, des spectacles et je commençais à écrire des poèmes, pour moi, mais aussi pour mon entourage. Je devais avoir environ 10 ans lorsque mes proches ont commencé à me commander des poèmes, et j’écrivais pour eux. S’en est suivi un achat compulsif de carnets : des petits et des grands que je gribouillais de mots, de rimes et d’idées.

Chose assez étonnante pour le souligner, j’adorais les dictées. J’aimais (et aime encore, d’ailleurs !) repérer LA faute que personne ne détecte dans un texte : un vrai travail de détective que j’ai toujours considéré comme un jeu !

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Blague à part, l’écriture et plus précisément la poésie se sont avérées un réel exutoire dans les épreuves de la vie. Je dirais que la perte de mon père a été comme un déclencheur de ce besoin d’écrire. Mes entrailles me l’exigeaient.

Je n’avais pas le choix. Je devais écrire.

 

Des mots, encore des mots, toujours des mots ! ?

 

Après l’obtention de mon baccalauréat Littéraire avec mention Très Bien (à quoi bon avoir une mention si l’on ne peut pas en être fière toute sa vie durant ? ), j’ai intégré une classe préparatoire littéraire (Khâgne) aux Grandes Écoles.

Venant d’un milieu très modeste, je ne savais pas ce qu’était une prépa. Mais, c’est grâce à une bourse que j’ai pu le découvrir par moi-même. Des centaines d’heures de travail ont eu raison des lacunes que je devais à mon milieu social d’origine. Très vite, je me suis sentie dans mon élément.

J’ai notamment étudié l’Anglais, l’Espagnol, le Français et le Grec Ancien à très haut niveau. Des mots, des langues, de la linguistique, des traductions et de l’étymologie : autant de sujets qui ont occupé mon esprit jour et nuit durant 3 années.

 

Mais, où est Charli(n)e ? ?

 

Curieuse que je suis, j’ai intégré une École de Commerce (celle de Toulouse).

Pourquoi donc, me direz-vous ? Eh bien parce que j’aimais TOUT : les gens, les langues, l’image, la musique, l’organisation (souvenez-vous, j’organisais des spectacles, quand j’étais plus jeune)…etc. Je voulais explorer et tester toutes les possibilités qui s’offraient à moi.

C’est pour cela que j’ai travaillé dans l’audiovisuel, l’événementiel, l’accompagnement d’entreprises à l’international mais aussi que j’ai vécu à Paris, Johannesburg (en Afrique du Sud), Adelaïde (en Australie), Puebla (au Mexique) et Saint-Pierre et Miquelon

J’ai exploré, j’ai testé, je me SUIS testée pendant 5 ans.

Et si tous les chemins m’avaient menée là ? ?

 

Et un jour, alors que j’étais sur mon île de 6000 habitants à 25 km du Canada, qu’il neigeait, comme tous les jours, j’ai compris que je m’étais assez testée. J’avais exploré différents pays, différents milieux, différents climats, différents métiers, j’avais finalement réussi à financer mon École de Commerce (ce qui n’était pas gagné d’avance), traversé les frontières du monde et de mon esprit.

Mais, au final je restais Charline Brainez : la petite fille curieuse à l’imagination débordante qui a toujours écrit.

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C’était décidé.

 

L’histoire ne dit pas si j’ai eu peur, à un moment donné. Mais ce que je sais c’est qu’accompagner des entrepreneurs dans leur développement à l’international et en rencontrer personnellement m’a permis de désacraliser l’entrepreneuriat et de réaliser que je me reconnaissais en eux.

Ainsi, j’ai compris que :

  • L’écriture et les langues m’ont toujours fait vibrer
  • J’ai toujours aimé raconter des histoires
  • J’avais assez d’empathie pour écrire des poèmes sur commande
  • L’entrepreneuriat n’était pas réservé à certaines catégories d’individus
  • Mes compétences innées (et développées) pour l’écriture devaient profiter au monde (j’exagère un peu 😉 )
  • Pour être heureuse, j’avais besoin de challenge, de liberté et d’écrire.

Et soudain, l’apparent désordre de mon parcours prit tout son sens.

Il fallait que je me mette à mon compte. Il fallait que j’écrive.

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